AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 "Recueil grim"

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
angeblack
poussière d'étoile
avatar

Messages : 24
Date d'inscription : 25/11/2008
Age : 30
Localisation : Village de campagne

MessageSujet: "Recueil grim"   Ven 27 Nov - 0:22

Contrairement à la série Clio, pour celui-ci se fut un travail assez facile car les idées venaient d’elle-même chacune d’entres elles me sont à la fois proche et lointaine mes sources d’inspirations sont nombreuses pour chacune d’elles.




A l’origine ce recueil était destiné aux éditions du petit caveau, mais comme leur plaignes ait chargé jusqu’en 2010, et qu’ils préfères sortir « Clio » en premier, ma directrice ma conseillée de le proposé à d’autre maison d’édition malgré le fait qu’il le gardait quand même en réserve. C’est donc pourquoi vous ne trouverez pas celui-ci dans mes œuvres à publier.



Le recueil ait composé de six nouvelles, chacune d’entre elles ait de style fantastique mais aborde différents sujets. Vous trouverez deux histoires sur les vampires, une sur les sirènes, une sur les loups, une sur les fantômes et la dernière sur une malédiction égyptienne. Voici les différents titres de chacune des histoires dans l’ordre ou elles sont écrites :




1) Je t’ai tant attendu

2) Larmes de cristal

3) Croisant de lune

4) Miroir

5) Le portrait maudit

6) Sema-Taouy




Je commence tout juste la recherche d’un éditeur je vous tiendrais au courant de chacun des envoies et de chacune des réponses.


__________________________________________________


Extrait de croisant de lune "Recueil grim"

Allongé sur le sol, je commençais à vraiment être gelé, même si sous moi se trouvait un long drap rouge censé me protéger du froid : malheureusement, il ne servait pas à grand-chose ! Je m'appelle Nicolas, j'ai vingt-huit ans et je suis modèle à mes heures, en plus d'être professeur de théâtre. Le reflet que le miroir me renvoie est celui d'un homme jeune, grand et beau. Mon corps est musclé, grâce aux heures de natation que je pratique tous les jours.

Mes cheveux sont d'un noir corbeau, et un peu trop longs, au goût de ma famille, parce qu'ils me tombent dans le cou. D'ailleurs, je m'amuse souvent à les coiffer en crête. Mon nez est grec : c'est la partie de mon corps que j'aime le moins ! Bien trop long, il me donne l'impression de ressembler au professeur Rogue dans « Harry Potter » (ce que ma cousine Fanny me lance souvent pour me faire enrager). Les pommettes saillantes, j'ai aussi des lèvres fines comme celles d'une femme, et d'un rose pâle. Mes yeux sont un mélange de vert, de marron et de gris, ce qui est un atout dans mon travail.

Je suis modèle depuis l'âge de seize ans ; il m'est arrivé de poser pour quelques pubs, mais je fais surtout du nu artistique. En ce moment, je suis censé représenter « l'homme s'accrochant au fil de la vie », mais le drap étant sur le sol, et moi allongé dessus, j'ai surtout la sensation d'incarner un homme dont le fil a été coupé, et qui se trouverait en train d'agoniser !

Bien que gardant un visage impassible, mon cerveau bouillonne à cent à l'heure : je pense aux prochains cours que je dois donner. Étant donné que, depuis quelque temps, notre école de théâtre perd beaucoup d'élèves, je me dois donc de développer de nouveaux sujets, et de donner à mes élèves de nouvelles envies.
Je pense également à prendre rendez-vous chez mon médecin, si mon photographe ne se décide pas à faire cette photo, car non seulement le sol est vraiment très froid, mais en plus nous sommes en plein mois de décembre et le costume d'Adam n'est certainement pas la meilleure idée que j'ai eue.

Regardant mon collègue, mon ami, et surtout, en ce moment, mon bourreau, je vois qu'il est préoccupé. Lui, qui d'habitude parle comme une vraie pie, est aussi silencieux que s'il assistait à un enterrement ! Voilà dix minutes maintenant que je suis allongé sur le sol sans bouger, sans que Bruno fasse la moindre photo.
Un peu moins grand que moi, c'est un homme des plus banals, pour reprendre son expression favorite : il a les cheveux châtains et, à chaque fois, je ne peux m'empêcher d'être effrayé par la façon « brosse à balais » dont il les porte, comme s'il s'était coiffé « avec un pétard ». Sa peau est tellement couverte de taches de rousseur, qu'on pourrait presque croire qu'il est bronzé, et ses yeux, très cernés, sont de couleur noisette.
Finalement, comme s'il se rappelait ma présence, Bruno appuya sur le click, et le flash illumina la pièce blanche que nous utilisions pour les photos. Passant une main dans ses cheveux et sur son visage fatigué, il murmura d'une voix rauque.

— C'est bon pour aujourd'hui ! Tu peux te rhabiller !

Poussant un soupir de soulagement, je laissai retomber le drap qui masquait ma virilité puis me dirigeait vers la chaise sur laquelle j'avais laissé mes vêtements ; je pris un paquet de cigarettes dans une de mes poches.
J'en sortis une et la portai aussitôt à mes lèvres, afin de l'allumer au plus vite et de tirer plusieurs bouffées. Ah, quel bonheur ! J'aimais cette odeur de nicotine, ce goût inexplicable sur mes lèvres lorsque j'étais nerveux : il n'y avait rien de mieux qu'une cigarette pour me calmer.

— Alors, que se passe-t-il ? demandai-je tout en tapotant ma cigarette sur le rebord du cendrier le plus proche.

Après avoir relevé la tête, Bruno mit quelques minutes à me répondre, comme s'il cherchait comment s'y prendre avant de parler. Il prit le temps de défaire son objectif, il l'essuya avec grand soin, à l'aide d'un mouchoir, puis le déposa avec délicatesse dans le sac où il le rangeait toujours.

— Je crois que nous allons devoir fermer !

Mon regard, tout comme le sien, s'assombrit. Il y a trois ans, grâce à nos économies et au soutien de la ville, nous avions ouvert une école de théâtre. Bien que nous ayons une centaine d'élèves admis, l'argent ne rentrait pas assez et, tous les mois, nous étions dans le rouge.

Prenant mes vêtements, je les enfilai puis, reportant mon attention sur ma cigarette, j'aspirai deux nouvelles bouffées. Malgré la promesse que j'avais faite à ma sœur Nelly, je n'arrivais pas à m'arrêter ! Troublé par cette pensée, je retirai la cigarette de mes lèvres et la jetai négligemment dans le cendrier, et pour de bon cette fois-ci !

— Nous sommes toujours dans le rouge, Bruno ! Pourquoi serait-ce différent cette fois-ci ?

— Non Nico, pas cette fois ! Nous sommes vraiment dans le rouge, et nous ne réussirons jamais à joindre les deux bouts ! dit-il dans un soupir.

— Je suppose que tu en as déjà discuté avec Natacha, marmonnai-je en fermant la braguette de mon pantalon. Donc, vous avez déjà fait votre choix !

— En effet, mais comme nous sommes trois à prendre les décisions, je devais également en discuter avec toi, et Natacha est du même avis que moi.

— Nous avons donc besoin d'en parler ; au fait, quand fermons-nous ?

— Nous donnerons les cours jusqu'à la fin du mois. Nous avons déjà commencé à rembourser le trimestre prochain.

Fermant les boutons de ma chemise, je restai sans aucune réaction. Après tout, cela n'aurait servi à rien ! Nous étions trois à prendre les décisions mais, aujourd'hui, la majorité l'emportait et ce, pour la dernière fois.

— J'ai besoin de prendre l'air ! Je te retrouve demain au conservatoire.

Prenant mon manteau, je quittai l'appartement de Bruno. Lorsque je sortis, un vent glacial m'arracha une série de frissons ; resserrant le col de ma veste autour de mon cou, je marchai parmi la foule, sans faire attention aux bousculades dont j'étais victime.

Je ne vivais qu'avec mes photos et mon travail de professeur et, si je perdais celui-là, je ne savais pas ce que j'allais devenir ! J'avais arrêté mes études avant d'avoir passé le bac et, sans aucun diplôme, je ne trouverais pas facilement du travail ! Je pouvais toujours me lancer dans une formation, mais cela se terminait souvent en cul-de-sac.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fait-nous-peur.skyrock.com/
 
"Recueil grim"
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Khalil Gibran Extrait du " LE PROPHETE "
» recueil de nouvelles "LE MOINEAU"
» "Venise intemporelle", mon premier recueil de poésies !!
» Quotidien "EL KHABAR" d'aujourd'hui
» Le triangle de Karpman dit "triangle dramatique"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Muses et Merveilles :: Le salon de Mécène :: Vos écrits-
Sauter vers: